Madame Hervé blogue

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Mme Hervé ?

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Vendredi 5 février 2010

Emotions de la vie au Tango

Petites histoires, instantanées de la vie au Tango.

Un soir, Seb m'embrasse plus fortement que d'habitude. C'est un habitué depuis des années. Il ne va pas toujours très bien, parfois il boit un peu trop et nous devons l'aider à repartir. Il me glisse à l'oreille : "Je ne suis pas venu ces derniers temps, j'ai perdu ma maman, elle est morte dans mes bras. Je suis content d'être revenu, de ressortir, merci d'être toujours là". J'en ai des frissons et malgré l'heure tardive, je l'autorise à sortir avec moi fumer une cigarette dehors. Il est quatre heures du matin et il me raconte sa maman.

Dans la file d'attente je me suis énervé après un client : sa copine avait une bouteille de bière à la main, et je lui explique qu'ils ne rentreront pas. Au lieu d'adopter un profil bas et de s'excuser, il s'emporte et me réclame un règlement écrit. Il me prend de haut, et souhaite parler au responsable. A ce moment là un de ses amis, que je connais bien, sort pour fumer une cigarette. Je lui explique la situation : "ton copain, dont la copine boit de la bière dans la file d'attente, me réclame un règlement écrit..." Et là il éclate de rire, contemple son pote et lui dit : "Alors là je te reconnais bien, t'es vraiment con !" Je trouve la situation sympathique et finit par les laisser entrer.

Un texto reçu l'autre soir provoque l'hilarité générale. C'est la créature Tara Jackson qui écrit : (elle prépare son show du samedi 13 février, spécial chansons d'amour) Salut Hervé. J'ai un souci avec la chanson "quand on a que l'amour", je ne mémorise pas les paroles, et je fonds en larmes dès que j'essaye de la chanter... Puis-je la remplacer par "T'en vas pas comme ça !" ?

Tara Jackson le 22 janvier à la soirée Peace and Love, de retour samedi 13 février.

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A cette soirée Peace and Love, les petits jeunes formaient une jolie brochette...

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Lundi 1 février 2010

Janvier c'est fini !

Quelques bonnes âmes se sont inquiétées de voir ce blog abandonné si longtemps par sa tenancière !

Mais excusez La Taulière, après le lancement de son livre, le mois de janvier a été celui des formalités administratives : charges sociales, déclaration annuelle des salaires, dépoussiérage des archives. Ajoutez qu'il parait qu'elle était très excitée ces derniers temps, ou très active, comme vous voulez. Les mois à venir se conçoivent en ce moment, et des renforts sont annoncés ! Mais nous ne pouvons pas encore révéler l'intégralité de ces préparatifs.

Quelques images :

Tara Jackson et ses boys prêts en loge, en compagnie de Taillefine (en garçon !)
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Ces deux là pensaient avoir trouvé un petit coin tranquille :
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Une nouvelle venue sur la scène du Tango, Miss Glam Rockwell, débarquée du Brésil ou de londres, on ne sait plus...
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Et trois habitués heureux !
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Dimanche 24 janvier 2010

Madame Hervé en robe Courrèges

Merci à mon ami François pour son croquis inspiré par mon allure en robe Courrèges.

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Lundi 11 janvier 2010

Au bal des célibataires : vos bonnes résolutions

Le lundi : un écho des soirées, ou Le Tango comme si vous y aviez été. Que s'est-il passé d'intéressant au bal des célibataires vendredi ? On y a pris de bonnes résolutions (mais intenables !)

Vendredi c'était bal des célibataires. Nous craignions le bide en raison du froid. Mais ce fut une très belle soirée, avec un petit quelque chose en plus qui flottait dans l'air. Oui, il y a ainsi des soirées où l'on sent que ça passe bien, peut être mieux que d'habitude. Était-ce juste que j'étais très en forme ? (Malgré le froid... mais j'avais sorti ma fourrure synthétique... dans laquelle mes bébés venaient se réchauffer !)

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L'animation inédite de la soirée a été consacrée à nos bonnes résolutions de début d'année, et vous aviez le choix entre huit propositions :
1) J'arrête de fumer.
2) Je ne vais plus au dépôt.
3) Je me remets au sport.
4) J'arrête d'être accro à Plus belle la vie.
5) Je diminue le temps passé à draguer sur Internet
6) Je coupe le cordon avec Maman.
7) Je ne couche plus le premier soir
8) J'apprends à danser la valse.

Autant vous dire que le public hésitait beaucoup, face à une telle sélection si judicieuse. Madame Hervé, très en verve (qu'est ce qui lui arrive à celle-là ?) tentait de faire passer son message subliminal : draguez, vous en tirerez toujours du bonheur ! Mais laissez-nous regarder Plus belle la vie, nom d'une pipe ! En revanche, quelle bonne idée d'apprendre enfin à danser la valse (un cycle d'initiation débute samedi au centre LGBT).

Le numéro 82 était vraiment mimi, mais il ne m'a pas laissé son 06...

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Mais à qui était donc cette main baladeuse ?

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Le prochain bal des célibataires sera exceptionnel : à l'heure du thé, le dimanche 14 février (Saint-Valentin). Figurez-vous que ce sera le 10ème anniversaire du bal des célibataires, et du même coup les 10 ans du duo Madame Hervé-Mademoiselle Gisèle !

Jeudi 7 janvier 2010

Réflexion sur les sites de rencontre

Une vidéo que je trouve très drôle de mon site de rencontre préféré...

Mercredi 6 janvier 2010

Les petits cadeaux made in Thailand de Madame Hervé

Une nouvelle bande annonce d'un film délirant mettant en scène nos amies ladies boys thaies.

Mardi 5 janvier 2010

Pourquoi tant de vigilance à l’entrée un soir de réveillon ?

Non, ce n’est pas par masochisme que je suis resté devant la porte dans le froid, pratiquement toute la nuit du réveillon !

23 h 45

Je suis devant la porte. Ce genre de soirée craint : nous avons peur d’avoir trop de monde, de voir débarquer des touristes (= hétéro beaufs perdus dans Paris en mal de lieu à investir). Trois gars sortent du bar d’à côté et se présentent sans aucune hésitation. Outre le fait qu’ils ont l’air bien alcoolisés, il est clair qu’ils n’ont pas tilté sur le caractère homosexuel de la discothèque. On les prie de bien vouloir poursuivre leur promenade. Ils font un scandale, l’un d’eux appellent la police devant nous :
« Je suis victime d’une grande discrimination, on m’empêche d’entrer dans une boîte (sa voix traîne trahissant les verres qu’il vient de boire) ».
Un dialogue s’instaure, qui va ressembler à un sketch : (nous n’entendons que notre gugusse)
« Alors vous en avez rien à foutre ?... C’est eux qui sont hors la loi, qui sont racistes, qui me discriminent et moi je dois la boucler ? … C’est pas possible, je crois rêver, et c’est vous la police ? … Allez-y, c’est moi que vous allez embarquez, tant que vous y êtes ? … Raccrocher ? Putain vous allez raccrocher et me laisser face à ces connards… »

0 h 15

Moment critique de la nuit. C’est calme… Le public va-t-il arriver ? Surgit un groupe, hésitant, mais qui va très vite grossir.
« Vous êtes combien ? » Ils se regardent, hésitent. D’autres arrivent… « On est combien Chantal ? » L’autre répond : « Attends je sais pas on est pas tous arrivés… »
Nous les refusons, après une longue et pénible conversation durant laquelle nous essayons d’expliquer que l’on ne se présente pas dans une boîte un soir de réveillon lorsque l’on est quarante ! Nombre qui permet assez facilement d’organiser une soirée privée… chez soi !

1 h 45

Une voiture stoppe devant Le Tango, occupée par quatre minous de banlieue, très mignons, jeunes. Ils me font signe pour me parler. Je me demande ce qu’ils vont me demander.
Très polis : « Monsieur, on cherche les Champs Elysées. » Je les regarde (vraiment adorables) et je réalise qu’ils ne se foutent pas de ma gueule, ils se sont perdus , je ne sais ni pourquoi, ni comment… Ils veulent rejoindre la fête sur Les Champs Elysées, le conducteur a dû avoir son permis de conduire pour Noël, et c’est la première fois qu’il vient à Paris, ils sont immatriculés en Normandie. J’allais commencer à tenter une explication, lorsque les deux assis sur la banquette arrière se sont retournés pour examiner la file d’attente et ont compris que la clientèle était un peu bizarre. J’ai eu l’impression qu’ils n’écoutaient pas ma réponse. Ils sont repartis, et j’avais envie de penser qu’ils allaient bientôt revenir, comme clients cette fois.

2 h 30

Je me sens gêné : comment peuvent-ils faire la queue avec ce froid, et attendre presque une heure avant de pouvoir entrer ? A quel point ils nous aiment ! Au moins ce soir, nous ne craignons pas le tapage nocturne, nul besoin de leur demander de faire doucement !

3 h 30

Finie la queue. A l’intérieur série de slows. Sur la piste, parmi tout ce monde, je remarque un couple improbable : deux mecs, ni modasses, ni minous, ni beaux, ni moches, ni si vieux que cela, probablement rarement dans le Marais, des mecs normaux comme on en croise à la boulangerie du coin de sa rue. Ils sont collés l’un contre l’autre et ferment les yeux. Et je me dis qu’ils sont tranquilles, que personne ne les emmerde, qu’ils sont comme ils sont, et que cela fait rudement plaisir de les voir danser ce slow. C’est aussi pour eux que nous devons nous peler devant la porte pour permettre ce moment magique.

Franchement, l’année 2010 commençait bien.

Samedi 2 janvier 2010

Dans la série : flyers censurés !

C'était juste une proposition de flyer réalisée par Gilou, alias Narcisse Davim. La taulière n'en a pas voulu, allez savoir pourquoi ?

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Jeudi 31 décembre 2009

Bonne année 2010 !

Bigre, chaque année on se demande si l'enchantement de notre bal va perdurer. Et du coup on se remue les méninges pour aller au devant de vos envies.

Depuis cet été, la régularité des shows rencontre un joli succès, en 2010 il y aura toujours les soirées spéciales "à thème" le vendredi soir. En janvier on fêtera les années peace and love (le 22), en février, nous aurons le plaisir de fêter les 10 ans du bal des célibataires (week end de la Saint Valentin) et, juste après le nouvel an chinois, nous plongerons dans une première nuit Asiat Folies (le 19). En mars, outre un retour des Effeuillages (le 5) nous fêterons les filles à pédés (le 12), car nous leur devons bien ce petit hommage espiègle !

En outre, chaque dernier vendredi du mois sera "Tango-Show", une sorte de scène ouverte de la Folle Académie, avec l'opportunité de vous présenter des artistes, confirmés ou amateurs (le 29 janvier c'est Sultan le danseur oriental qui sera la vedette).

Sinon, voici quelques souhaits en ce début d'année :
- Que vous soyez plus nombreux à danser en début de soirée (profitez des cycles d'initiation proposées par Catherine au centre LGBT).
- Que vous fréquentiez davantage les thés dansants (ouverts à tous et toutes), notamment ceux qui supportent une cause importante (ne ratez pas Frissons du Monde pour l'Ardhis le 31 janvier).
- Et que vous restiez fidèles ! (rejoignez-nous sur Facebook !)

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Mardi 22 décembre 2009

Madame Hervé déteste le froid

Avant le trêve de Noël, une vague de froid ne vous a pas empêché de venir nombreux au Tango.

Madame Hervé semblait sombre et déprimée. Était-t-elle victime du fameux décalage horaire, puisqu'il parait qu'elle rentrait de sa seconde patrie, la Thaïlande, ou souffrait-elle du terrible froid ? Surprise en tout cas, le public, lui, était bel et bien là !

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Le show fut court mais réussi ! Il faut dire que Taillefine, malade, a annulé sa venue à la dernière minute. Comment lui trouver une remplaçante ? Jacqueline Genou, est toujours in-joignable, accaparée par ses tournées internationales imaginaires. Pauline Diamant est dans sa phase "moustaches revival 70's", peut être bientôt trans FtoM. Lady Zoa a redécouvert qu'elle était encore adolescente, et fait donc sa crise, qui risque bien d'être interminable. Du coup Madame Hervé a accueilli Bella Donne, une artiste qui nous vient de London, et qui promet ! Belle allure, belle voix, de l'humour british. Bref, un spectacle 100 % live, avec Gisèle, Mystica et Bella Donne.

Mystica et Bella Donne :

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DJ Gilou et les anges de la soirée

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Potin du quartier : l'excellent restaurant chinois en face du Tango vient de rouvrir après des travaux d'embellissement.

Lundi 14 décembre 2009

Au-delà des clichés : carte postale de La Taulière en Thaïlande.

Quelques semaines après les déboires de notre ministre de la culture avec ses récits de voyage en Thaïlande, et alors que je sors à Paris un livre sur la prostitution masculine, vous imaginez bien qu’il n’est pas aisé de vous envoyer une carte postale de ce pays que j’aime tant, mais qui a si mauvaise réputation.

Un voyage en Thaïlande est forcément suspecté de « tourisme sexuel ». Les reportages putassiers ont bien fait leur travail, les stéréotypes sont bien ancrés dans la bonne conscience collective.

Comment vous expliquer ensuite, que justement, les choses ne sont pas si simples. Que certes il existe effectivement en Thaïlande, tout un secteur d’activité touristique qui s’appuie sur la prostitution, mais qu’il est stupide de réduire la vie gay à cette seule réalité. C’est comme si la vie gay française était réduite à la fréquentation du Dépôt et des autres baisodromes du même genre.

A Pattaya, début décembre, autour de la journée mondiale contre le Sida était organisé le « Pattaya Gay Festival », une semaine de shows et autres événements destinés à récolter des fonds pour la lutte contre le Sida et la prévention. A cette occasion j’ai rencontré le docteur Philippe Seur, qui depuis presque dix ans, tient un dispensaire qui prodigue des soins et distribue des médicaments à des malades du Sida de la région (plus de 1800 malades ont été concernés, des hommes, des femmes, des gays, des hétéro, des trans).

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A Udon Thani, grande ville du Nord Est de la Thaïlande, j’ai assisté à de curieux concerts de musique traditionnelle, qui attirent tous les LGBT de la région. Et ici, cette notion de diversité sexuelle n’est pas qu’un mot : se mélangent allègrement les garçons gays, les folles hystériques, les efféminés, et tous les ladies boys de tous les styles : travelottées, hormonées, opérées, féminines, campagnardes, masculines, fines, grosses… Dans un espace qui rassemblait une foule de plusieurs milliers de personnes, ils devaient être plusieurs centaines, créant leur propre «gay festival » informel à l’intérieur de la fête.

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J’ai croisé l’association gay locale qui distribuait des préservatifs, et du coup le lendemain j’ai pu réaliser une interview de son responsable, en profitant de la présence auprès de moi d’un thaïlandais parfaitement francophone.

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Le lendemain, dans un petit village, nous retrouvions toute une équipe d’amis sur le terrain de volley ball de l’école communale. Ambiance « Iron Ladies – Satreelex » (célèbre film sur l’équipe de Volley « queer » qui, en 1996, gagna le tournois national de Thaïlande).

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A Bangkok, l’ambiance gay est parfois très formatée à l’occidentale, j’en ai eu un aperçu dans un vernissage-performance d’une exposition de photos. Mais une virée dans les établissements gays strictement thaïs (les farangs n’y sont pas très bienvenus) me permettra d’élargir ma vision.

Et lorsque je rentrerai en France, mes amis parisiens me regarderont avec un petit sourire en coin : « c’était bien ton séjour en Thaïlande ? » Et je pourrai leur répondre : "Sans doute beaucoup plus enrichissant que toutes les heures que vous passez à draguer sur le Net ou à vous envoyer en l’air dans les backrooms."

PS : Je n'ai rien contre les backrooms, ni contre la prostitution, mais admettez que ces formes de sexualité gay n'englobent pas toute la sociabilité gay.

PS bis : Mon ami photographe Amaury Grisel m'accompagnait. Il a réalisé de très nombreuses photos de tous les gays et ladies boys que nous avons croisés. Nous espérons pouvoir présenter son travail sous la forme d'une exposition et peut être d'un livre.

Dimanche 13 décembre 2009

Le bruit des autres

Leçon de savoir vivre en Thaïlande. Ou comment apprendre à supporter que "les autres" existent, même bruyamment.

A Paris l’intolérance face aux bruits occasionnés par « les autres » devient un vrai problème, qui à terme, pourrait aller jusqu’à remettre en question des pans entiers de la vie nocturne. Faire du bruit, notamment la nuit, est incorrect et mal élevé. Dans la rue, les fumeurs doivent faire plus doucement, les bars et discothèques doivent limiter les « nuisances sonores », et les passants parler à voix basse. Dans les appartements il est de bon ton de garantir le calme pour faciliter le sommeil des voisins. Etc.

Les thaïlandais gèrent ce problème d’une toute autre manière. A première vue, du moins à travers le regard d’un bon occidental « bien élevé », ils se foutent pas mal de déranger les autres et ne manifestent aucun respect pour autrui ! Dans les villes les sonos des bars déversent leurs décibels jusqu’à plus d’heure, dans les chambres d’hôtel les télés hurlent. En ville vous pouvez trouver une discothèque qui va déverser ses décibels incontrôlés, juste sous les fenêtres d’un hôtel, ou mieux encore, à quelques dizaines de mètres d’un hôpital.

Pourquoi les thaïs supportent-ils si bien ce brouhaha ? Pourquoi cela ne les empêche pas de dormir ? Pourquoi cela ne les choque pas du tout ? Ils sont tout simplement plus tolérants face à la vie des autres, deux traits de leur caractère s’associent dans l’harmonie : un énorme individualisme à l’occidental (je fais du bruit sans me soucier des autres puisque cela me plait), et un esprit de tolérance (son bruit ne m’empêche pas pour autant de vivre).

Si l’occidental fait un effort pour surmonter son ethnocentrisme, il devient alors plus tolérant au bruit des autres : lorsque je me couche et que j’entends la sono de la discothèque du coin de la rue, je souris en pensant qu’ils doivent bien s’y amuser, et je m’endors sans souci. Le bruit des autres ne me gêne plus car il traduit juste leur existence.

Comment expliquer cela aux parisiens qui rêvent d’un couvre feu qui rendrait Paris aussi calme qu’un village de la France profonde ?

Mercredi 9 décembre 2009

Petit cadeau du pays du sourire, royaume des ladies boys

En Thaïlande, elles sont partout. Notamment au cinéma et dans les feuilletons télé. Jugez plutôt...

Mardi 8 décembre 2009

Qu'avez-vous fait de vos 20 ans ?

Telle était la question posée vendredi dernier au cours de la soirée dédiée à la jeune Lady Zoa, qui justement vient juste d'avoir 20 ans... Du coup, Madame Hervé, se trouvant trop vieille s'est abstenue de venir. Cela commence à jaser dans les chaumières... Que fait-elle donc ? Où pouvait-elle bien se trouver ce soir là ?

Réponse dans quelques jours... A moins que....

Les trois copines sur scène vendredi dernier : Taillefine, Mademoiselle Gisèle et Lady Zoa.

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Et Méziane, en pleine forme, s'attaque aux petits jeunes !

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Mercredi 2 décembre 2009

Les People en boîte de nuit

A la Boîte à Frissons, nous n’aimons pas les VIP, c’est bien connu. Du reste, rares sont les people qui s’y aventurent. Et s’ils viennent une fois, en général ils ne reviennent pas ! Il faut dire qu’ils sont traités comme n’importe qui, on leur fait payer l’entrée et on les oublie. Et ces gens là aiment être bichonnés.

Ces personnalités connues peuvent être très sympas, mais leur simple apparition provoque de mauvaises ondes qui perturbent le bon déroulement de la soirée. Tout à coup l’ambiance est en suspens, les regards cherchent à voir la bête, tout le monde commence à se chuchoter des potins. Mais le pire avec les « people » c'est leur entourage. Car une vedette ne sort jamais seule, il y a toujours autour d’elle une petite bande, et ces suiveurs sont une calamité. Ah, ils ne se sentent plus, ils sont tellement fiers d’être là, ils bombent le torse, marchent avec assurance, au besoin en bousculant la populace, ils poussent des cris, et manifestent ainsi avec ostentation qu’il est si bon de fréquenter des gens connus.

Heureusement au Tango, nous savons être quasi systématiquement désagréables face à ce genre de débordements mondains. Un jour j’ai viré un groupe d’une quinzaine de personnes qui venaient fêter un anniversaire : ils faisaient du bruit, bousculaient les danseurs sur la piste, étaient majoritairement hétéros, et attendaient encore une bonne quinzaine de personnes. Une jeune femme est venue me voir, et m’a demandé : « C’est mon anniversaire, pourquoi êtes-vous si méchant ? Parce que je suis connue ? » Le plus cocasse de l’histoire est que je ne savais même pas qui elle était, alors que sa photo était sur tous les murs de Paris ! C’est après coup que j’ai compris que je venais de virer sans ménagements une actrice connue et toute sa clique.

Je les reconnais rarement les gens connus, et ma devise est simple : au Tango ce sont nos clients qui nous font vivre, pas les People !

PS : culturo-historique
En regardant un reportage sur le Palace du début des années 80 je notais une sacrée contradiction : toutes les personnes interviewées pour évoquer cette boite mythique sont des gens connus, toutes les images publiées sur ces folles nuits de fête sont celles de gens du beau monde, de la mode, du cinéma, du show bizz ou de la gauche caviar. Et pourtant ils n’ont qu’un mot à la bouche : « Le Palace c’était le mélange des classes sociales ! » On aimerait bien le voir ce petit peuple, ailleurs que dans la queue des gens qui attendent sagement pour payer leur place, pendant que les VIP se saoulent au champagne offert par la direction…
Aux débuts des années 80, la démocratisation du monde gay se vivait dans les boîtes des Halles, au BH ou au Broad, ou dans les premiers bars gays du Marais, pas au Palace !

Lundi 30 novembre 2009

Potins du dernier Week end...

Vendredi c'était donc Vartoch qui assurait le spectacle. Un garçon très doux, qui a eu un coup de foudre pour notre DJ Gilou. On ne sait pas comment cela s'est terminé. Du moins La Taulière ne sait rien. Car Vendredi soir elle souffrait d'une douleur aiguë à la cuisse gauche. Elle est donc partie un peu plus tôt, abandonnant son DJ à la fougue de l'artiste loufoque. Mais comme chacun le sait : Méziane lui veille au grain. (La cuisse de de La Taulière a été miraculeusement guérie par un des agents de sécurité, Bob, qui semble avoir des dons de rebouteux).

Qui étaient donc ces superbes modasses samedi soir ?

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Mais la Mylène qui est montée sur scène, était Clara Sheller, photographiée avec Vilain Garçon (qui nous a semblé très en forme).

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Dimanche 29 novembre 2009

Vartoch au Tango

Vartoch, figure du mythique Piano Zinc, membre de la bande des Follivores, créateur des Eurovartovisions sévit tous les mardis soirs dans le sympathique restaurant Le Gai Moulin. Il était sur scène au Tango vendredi soir pour nous interpréter des chansons revisitées avec son humour acidulé.

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Et un des morceaux particulièrement réussi, dans un genre que nous adorons : Vartoch revisite Kylie Minogue en version Mireille Mathieu ! Et avec un texte français, évidemment.

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Mardi 24 novembre 2009

Séropos Bienvenus !

Avant la journée du 1er décembre, et le thé dansant des PopinGays ce dimanche au profit de l'association des JSPotes.

Chaque soir au Tango, vous êtes 18 % à être séropositifs (résultat d’une enquête récente sur les homos fréquentant les lieux de convivialité parisiens). Or en l’état de l’évolution de la transmission actuelle, vous allez être de plus en plus nombreux à l’être. L’année prochaine vous serez peut-être 20 %, puis 25 % dans quelques années, etc. Si les choses ne vont pas mieux...  Ces séropos se cachent et en parlent rarement en public. Ont-ils peur de la discrimination, du rejet ? Vivre mieux en vivant cachés ? Tellement cachés que l’on fait comme si le Sida n’était plus là, comme si la prévention allait de soi.

Je suis de la génération qui a connu les premières années du Sida. C’est pourquoi il m’arrive souvent, au beau milieu de la nuit, lorsque je vois vos sourires heureux, de songer à tous mes amis morts du Sida. Je ne dis rien, pour ne pas plomber l’ambiance, je peux même cacher mes larmes, mais je regrette tellement que ces amis de ma jeunesse ne soient plus là pour partager notre bonheur. Je me tourne alors vers le présent, et je plains tous ceux qui vivent avec le virus, qui prennent leurs médocs tous les jours, qui ont peur de le dire, qui ont la trouille de le transmettre et qui craignent chaque matin de tomber malade demain.

Mes amis d’hier sont morts du Sida, les séropos d’aujourd’hui doivent vivre avec le virus, et ce n’est pas facile. Alors il faudrait qu’on les aide pour qu’ils sortent de leur invisibilité, non seulement pour mieux vivre avec, mais aussi pour inverser à nouveau la courbe des nouvelles contaminations. Je n’ai pas envie de voir les petits jeunes se compliquer durement la vie pour une simple baise sans capote.

On ne doit pas faire la fête pour oublier, juste pour vivre mieux. Qu’on se le dise :  au Tango, les séropos sont bienvenus et les sérophobes peuvent s’abstenir !

Hervé, La Taulière
P.S : Merci à mes filleuls Jspotes qui me donnent envie de réagir.

Dimanche 22 novembre 2009

C'était le cirque ce week end !

Le cirque à Katia vendredi soir était à son image, joyeux, loufoque et un tantinet trash avec les Paris Catins.

Les murs de la salle étaient couverts de photos d'animaux, que la Katia affectionne tout particulièrement (faut dire qu'elle bosse au zoo, et ce n'est pas une plaisanterie !). On a remarqué des chatons mimi contre lesquels Mme Hervé a adoré se frotter, une panthère bien chaude et des clowns avec lesquels il ne fallait pas trop plaisanter.

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Les Paris Catins ont triomphé durant le spectacle avec des interprétations très personnelles des tubes jeunes actuels (ne me demandez pas lesquels, ce n'est plus de mon âge). Mais il y est toujours question de chaleur, godes, vibro-masseurs et autres détails scatos. Une ravissante danseuse du ventre, Belladona, remontait un peu le niveau du show. Quant à Katia avant de sortir des coulisses son lapin fauve de bourgogne (bien vivant !) elle nous a offert une démonstration spectaculaire de sauts périlleux de ses puces savantes féministes. Le public n'en revenait pas : comment concentrer tant de follitude sur une si petite scène ?

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Jeudi 19 novembre 2009

Apprenez à danser !

Vous avez envie de danser en début de soirée au bal de la Boîte à Frissons au Tango ? Et vous n’osez pas ? Nous vous donnons l’occasion de vous initier avec Catherine, professeur de danse.

Cycle de 4 cours, suivis d’une pratique au Tango : le cours a lieu le samedi de 19 à 20 heures au centre LGBT (63, rue Beaubourg, métro Rambuteau), il se prolonge ensuite par une pratique au bal de La Boîte à Frissons à partir de 22 h 30.

Contenu des cours :
Le but est de vous « décoincer » et de vous montrer que danser n’est pas si compliqué. Vous serez initiés aux gestes de base (comment tenir son partenaire et évoluer sur une piste de danse) et aux principales danses à deux (marche, valse, tango, paso-doble, cha-cha cha, rock, salsa...). Aussitôt après le cours, vous pourrez pratiquer au bal de la Boîte à Frissons sous l’œil de votre professeur. L’entrée au Tango vous est offerte.

Date : début du cycle le samedi 28 novembre, 19h au centre LGBT.
Puis cours les samedis 5, 12 et 19 décembre, 19h au centre LGBT.

Inscription :
Nombre de places limité (16), inscription préalable au cycle indispensable.
Coût du cycle de 4 cours avec entrée gratuite au bal avant 23 heures : 40 euros.
Inscription auprès de Catherine.(catherine.diane@wanadoo.fr) ou en laissant un message au 01-48-87-25-71

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