Chantons dans le placard
Résumé
L'homosexualité en chansons
Genèse d'un spectacle
Note de l'auteur
La mise en scène
Les comédiens
L'auteur
La salle
Liste des chansons évoquées dans le
spectacle
Toutes les illustrations sont de Narcisse
Davim (http://www.narcissedavim.com)
Résumé
Un jeune chanteur monte à Paris passer une audition pour
jouer dans une mystérieuse comédie musicale. Il doit présenter
une chanson « gay » qui lui convienne : mais comment la
choisir ? Il va prendre conseil auprès d’un artiste renommé
pour sa gouaille et sa culture interlope. Ce maître, accompagné
par son pianiste, se lance avec brio dans un tour d’horizon
sans complaisance du répertoire de la chanson gay.
Ainsi, ce spectacle raconte comment depuis un siècle,
la chanson française a abordé le thème de l’homosexualité.
Chantons dans le placard :
l’homosexualité en chansons
Ce spectacle nous invite à découvrir comment la chanson
française a entretenu avec l’homosexualité une relation
passionnelle, parfois tortueuse, faite de séduction, d’allusions
plus ou moins dissimulées, mais aussi de grands coups de
gueule salutaires.
On
sera étonné d’entendre comment les chanteurs ont longtemps
contourné la censure sociale en maniant l’humour et les
astuces : les chansons interlopes des années 30 excellent
dans le genre (Le trou de mon quai, La tapette
en bois, Le tsoin tsoin), un Charles Trénet avec
L’abbé à l’harmonium ou encore Guy Béart avec
Le monsieur et le jeune homme jouent avec l’ambiguïté
et adressent au public des clins d’œil malicieux. Le chansonnier
Robert Rocca, lui, entre dans le vif du sujet et provoque
une hilarité complice en décrivant un village où Ils
en sont tous. Parfois certaines chansons exagèrent dans
la moquerie, elles pourraient aujourd’hui être taxées d’homophobie
comme On dit qu’il en est de Fernandel.
Il y a les chansons qui se sont imposées par leur courage
et l’émotion
qu’elles suscitent (du reste, bien au delà du public strictement
homosexuel), elles ont marqué leur époque et sont entrées
dans la mémoire collective, à ce titre elles sont devenues
incontournables : Comme ils disent (Charles Aznavour),
Viril (Pierre Philippe interprété par Jean Guidoni),
Entre elle et moi (Luc Plamondon,
Catherine
Lara), Une femme avec une femme (adaptation française
de Pierre Grosz), Un garçon pas comme les autres
(Luc Plamondon, Michel Berger), La grande Zoa ou
Les pingouins (Frédéric Botton).
Mais nous avons voulu aussi présenter des chansons moins
connues, que le public redécouvrira (Xavier d’Anne
Sylvestre, Le Condamné à mort de Jean Genet mis en
musique par Hélène Martin), et évoquer des moments qui ont
fait date : le spectacle Les pédalos d’Alain Marcel,
les chansons militantes du Fhar ou encore les délicieux
détournements de paroles écrits par Michel Heim pour la
troupe des Caramels fous.
Ces dernières années, le thème s’est banalisé, les chansons
deviennent plus explicites et adoptent un ton que l’on peut
qualifier de politiquement correct. Dalida a ouvert la voie
en chantant Depuis qu’il vient chez moi, et beaucoup
d’autres ont poursuivi, comme Francis Lalanne La plus
belle fois qu’on m’a dit je t’aime, ou encore Renaud
et Le p’tit pédé.
« Chantons dans le placard » constitue une anthologie
inédite, à la fois distrayante et rigoureuse, qui va permettre
de faire sortir du placard tout un pan d’une culture populaire,
très révélateur de l’évolution de la place de l’homosexualité
dans la société.
Genèse d’un spectacle
L’histoire de ce spectacle remonte déjà à une dizaine
d’années ! En 1996, alors Président de l’association Les
Gais Musette que je venais de créer, Martin Pénet me proposait
de réaliser un disque regroupant des enregistrements de
chansons de l’entre deux guerres évoquant ouvertement l’homosexualité.
Apparemment aucun éditeur professionnel ne se montrait intéressé.
C’est ainsi qu’en juin 1997, paraissait le CD « Chansons
interlopes 1906-1936 ». Sa sortie fut fêtée en chansons,
au Piano Zinc, dans ce bar cabaret du Marais, lors d’une
soirée savamment orchestrée par Jean Philippe Maran (alias
Charlène Duval).
En septembre 1997 je lançais La Boîte à Frissons, bal
gay et lesbien, au Tango, l’un des plus anciens dancings
de la Capitale. Je renouais avec l’esprit des bals interlopes
d’antan en remettant au goût du jour les danses à deux (valse,
tango, paso, cha cha, etc.) et en mélangeant en cours de
soirée les publics et les genres musicaux. Pour varier les
plaisirs et ne pas lasser mon public, j’ai commencé à effectuer
des recherches discographiques et découvrais avec étonnement
les trésors du patrimoine de la chanson. En particulier,
au hasard de mes explorations, je retrouvais des chansons
qui s’inscrivaient très bien dans le prolongement des titres
réunis dans le CD « Chansons interlopes ». J’ai été guidé
et aidé par des passionnés généreux qui n’ont pas hésité
à me faire profiter de leur immense culture et de leur discothèque
personnelle (un merci particulier à Hélène Hazéra et Thierry
Dupin).
Peu
à peu s’est imposée l’idée de monter un spectacle qui raconterait
les relations entre la chanson et l’homosexualité. Une première
tentative fut présentée durant trois uniques soirées en
juin 2001 sous la forme d’un récital, intitulé « Comme ils
chantent… », mis en scène par Jean Philippe Maran et interprété
par Benoît Romain. J’ai alors été convaincu qu’il fallait
absolument dépasser cette trop simple compilation de chansons,
et présenter un spectacle plus ambitieux, certes didactique,
mais également teinté d’une certaine follitude, fidèle à
l’esprit frondeur et délectable des chansons interlopes.
Je voulais que l’on raconte les liens complexes et intimes
qui existent entre la chanson et l’homosexualité, et montrer
comment la chanson est à la fois un reflet de l’évolution
de l’homosexualité dans notre société, mais aussi un outil
subtil, qui en contournant la censure sociale contribue
à faire évoluer les mentalités.
C’est finalement Michel Heim, comédien, chanteur et auteur
notamment de « la nuit des Reines » et des spectacles des
Caramels Fous, qui a accepté de relever le défi et d’écrire
cette comédie théâtrale et musicale « Chantons dans le placard » qui nous offre un superbe florilège de chansons gays.
L’équipe formée à cette occasion entremêle volontairement
les générations : trois anciens compères du Piano Zinc seront
sur scène, Denis D’Arcangelo, Patrick Laviosa et Benoît
Romain, et la mise en scène sera assurée par Christophe
et Stéphane Botti.
Hervé LATAPIE
Producteur, La Boîte à Frissons
De Comme ils chantent…
à Chantons dans le placard
Note de l’Auteur
C’est avec enthousiasme mais non sans une certaine appréhension
que j’ai accepté la proposition d’Hervé Latapie : mettre
en forme théâtrale un florilège de chansons gay qui avait
déjà fait l’objet d’un spectacle en forme de tour de chant
intitulé « Comme il chantent… ». Comme le propos m’apparaît
essentiellement didactique, j’imagine tout d’abord un spectacle
en forme de conférence. Un vieux sketch dans lequel Jacqueline
Maillan interprétait une conférencière bon chic bon genre,
quoiqu’un peu déjantée, m’inspire un personnage de travesti.
Lorsque je soumets à Hervé les premières scènes écrites
sur cette idée, il n’adhère pas vraiment à mon projet de
conférence loufoque. Cependant avec un seul chanteur-comédien,
je ne vois guère d’autres possibilités. Si, en plus du musicien,
Hervé voulait bien m’accorder deux comédiens-chanteurs au
lieu d’un, je pourrais sans doute imaginer un spectacle
plus théâtral. Il me l’accorde.
Je me remets au travail et lui propose un dialogue entre
un vieux travesti et un jeune chanteur « cuir » dans les
loges d’un cabaret. L’idée lui plaît, et à partir de cette
première version, la pièce ne cesse de s’enrichir sous diverses
influences ; notamment, suite aux rencontres avec Hélène
Hazéra et Martin Pénet, deux passionnés de la chanson, puis
avec les comédiens-chanteurs et le metteur en scène pressentis.
Parmi eux Denis d’Arcangelo, que je connais depuis longtemps
et pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Denis n’hésite pas
à me dire qu’en l’état, le spectacle manque d’une réelle
dramaturgie. En outre, il n’a guère envie d’endosser à nouveau
un personnage de travesti ; Madame Raymonde lui suffit amplement.
Benoît Romain et Christophe Botti, que je ne connaissais
pas encore, mais dont j’ai pu apprécier depuis, le talent,
trouvent également le projet insuffisamment théâtral. En
effet, jusqu’alors l’aspect didactique du propos m’a préoccupé
davantage que la dramaturgie. Je me remets donc au travail,
abandonnant le couple travesti – jeune « cuir », pour une
relation maître – élève qui s’instaure entre les deux personnages
à l’occasion d’une audition pour un rôle dans une comédie
musicale gay. Il apparaît dès lors que le titre « Comme
il chantent… » n’est plus très adapté. Je suggère « En attendant
les années folles... ».
Cette version fait bientôt l’objet d’une première lecture
à laquelle participe, outre Benoît et Denis, Patrick Laviosa,
pressenti pour être le musicien accompagnateur, mais que
j’ai pu apprécier également comme chanteur et comédien.
Comme après la lecture Patrick se déclare partant dans l’aventure,
il me paraît nécessaire d’étoffer son rôle et de faire du
musicien accompagnateur un personnage à part entière. Je
me remets donc à l’ouvrage et, quelques semaines plus tard,
Hervé organise une nouvelle lecture de ce qui est devenu
une véritable comédie aussi théâtrale que musicale et que
j’intitule désormais « Le Chanteur de Chamalières » après
qu’Hervé, en fervent défenseur de la langue française, ait
refusé le titre : « Master Class ».
Le titre « Le Chanteur de Chamalières » ne fait pas non
plus l’unanimité ; aussi, au terme d’une bonne demi-heure
de brassage des neurones, nous finissons par tomber d’accord
sur « Chantons dans le placard ! ». Le travail d’écriture
est terminé.
Michel Heim
Mise en scène
Christophe et Stéphane Botti
« Chantons dans le placard » est un projet qui nous a
de suite séduits : il y avait l’humour, la musique et une
dimension « pédagogique » qui s’entremêlaient.
Pour nous, il y a toujours eu nécessité à écrire et à
monter des textes qui ont des choses à dire : « Frères du
Bled » sur la question des Harkis, « Un cœur sauvage » sur
le suicide des ados qui se découvrent gay, ou encore « Doubles » sur la construction de l’identité. Avec « Chantons dans
le placard », nous entraînerons les spectateurs dans un
parcours à travers le temps, un parcours où l’on voit bien
comment la chanson populaire (comme les arts en général)
a un rôle à jouer dans la vision de l’autre, dans l’acceptation
de l’autre.
Le texte de Michel Heim nous a fait découvrir, à nous
jeune génération, beaucoup d’éléments historiques (oubliés,
dissimulés) que nous voulons à notre tour transmettre. Le
faire en s’amusant et en chantant, dans une ambiance « cabaret » de ce Tango que nous connaissons maintenant bien, est
à présent notre objectif.
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Jumeaux à l’état civil, complémentaires
professionnellement, ils ont exploré à eux deux
une grande partie de la palette de la création : auteurs pour le théâtre, le cinéma et la télévision,
comédiens mais également metteurs en scène et
réalisateurs !
Parallèlement à leurs Maîtrises mention très
bien sur le théâtre de Jules Verne à l’université
Paris VIII, ils se forment à l’Ecole Florent,
dans divers stages d’écriture et à la FEMIS
pour Christophe.
En 1997, ils fondent la Compagnie
des Hommes Papillons pour laquelle ils montent
une quinzaine de pièces dont une dizaine écrites
par Christophe : Lit et autres possibilités
(éditions du Laquet 2003, représentée à l’Aktéon
Théâtre en 2002 et 2005), Le Mur de la honte
(éditions de l’Amandier 2003, représentée au
Théâtre du Rond-Point en 2003), Un cœur de
père (éditions Editoo.com 2004, représentée
à l’Espace Marais en 2003-2004), Les vieilles
salives et Contre-Couples (éditions
de La Traverse 2005, représentées au Théo Théâtre
en 2001 et 2003) ou encore chez Alna édition
en 2005 : Staccato love, Frères du
bled (représentée à la scène conventionnée
de Nogent-sur-Marne en 2005) et Un cœur sauvage
(représentée au Tango en 2005).
Pour ses textes, Christophe a été lauréat de
la Fondation de France (Fondation Charles Oulmont
/ révélation Théâtre) et du concours Théâtre
du XXIème siècle, organisé en 2004 par la Scène
Watteau et la Fondation Beaumarchais, pour son
texte Harkis/Frères du Bled.
En tant que scénaristes, ils développent
actuellement pour la télévision deux téléfilms
(Merlin Production et Lamerco Production) et
une mini série (Making prod).
Mais ils se passionnent surtout pour le cinéma
et la réalisation. Après que Christophe ait
obtenu le prix du meilleur scénario au Festival
des Scénaristes de la Ciotat, ils réalisent
Plutôt d’accord en 2004 (Prix du Public
et mention spéciale du jury au festival international
G&L de Turin, Prix du public au festival G&L
de Bruxelles, Prix du meilleur court métrage
au festival Vues d’en face de Grenoble) et préparent
le tournage de leur second court La maison
sans musique ainsi qu’un long métrage
Solstice d’été, émanation du scénario vainqueur
à la Ciotat.
Au cinéma, ils interprètent dernièrement
des rôles dans L’Homme sans tête de Juan
Solanas (Grand prix du court métrage au festival
de Cannes 2003, César du meilleur court métrage
2004, sept lutins du court métrage en 2004)
ou encore dans Le Bal des célibataires
pour France 2.
|
Les comédiens
Denis D’Arcangelo
Comédien-chanteur
formé dès 1986 à la double école du cabaret et du théâtre
de rue, Denis D’Arcangelo multiplie les rencontres, travaillant
au théâtre (Compagnie du Tapis Franc, Compagnie Roger Louret,
Les Cyranoïaques, Théâtre de la Passerelle, Compagnie de
la Mauvaise Graine, Théâtre en Diagonale…) aussi bien qu’au
cinéma (Les Nuits Fauves, Tout le monde est parfait,
Oranges et Pamplemousses, Je vois déjà le titre,
Nos vies heureuses, Finie la comédie, Une
voix d’homme, Rosa la Nuit…), et propose depuis
quelques années un tour de chant « réaliste » avec son personnage
de « Madame Raymonde ».
Pour « La Boîte à Frissons », il a déjà interprété « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? », duo musical de Charlène
Duval et Madame Raymonde, et « La Duchesse de Langeais »
de Michel Tremblay, mise en scène par Christian Bordeleau.
Patrick Laviosa
Patrick
Laviosa est à la fois compositeur, directeur musical et
interprète. On a pu l'applaudir en 2005 dans "Nonnesens"
de Dan Goggin, et dans "Créatures", d'Alexandre Bonstein
et Lee Maddeford. L'Opéra Royal de Wallonie a créé sa comédie
musicale "Simenon & Joséphine" (livret de Stéphane
Laporte) à l'automne 2003. Il a joué par ailleurs dans "Le
Malade Imaginaire" (mise en scène de Gildas Bourdet),
"Les Trente Millions de Gladiator" de Labiche (mise
en scène de Jean-Luc Revol). Il fut également le directeur
musical des "Années Twist", des "Z'Années Zazous"
(aux Folies Bergère) et des "Années Tubes" (sur TF1).
Pour le cinéma, Patrick Laviosa a, par exemple signé la
musique de "Paradisco", (comédie musicale de Stéphane
Ly-Cuong, avec Jérôme Pradon), la musique du film muet "Judex"
de Louis Feuillade (1917), ou encore du documentaire "Sacha
Guitry & ses Femmes" (Pierre Philippe), projeté en première
partie de "La Jalousie" aux Bouffes Parisens (1993).
Patrick Laviosa est régulièrement amené à composer des chansons,
ainsi pour Jean Guidoni (album "Fin de Siècle").
Il participe à la nouvelle création d'Alexandre Bonstein
qui a vu le jour à la rentrée dernière au Théâtre Marigny : "Les Hors-la-Loi".
Benoît Romain
Comédien-chanteur-danseur
formé notamment aux Studios Alice Dona, Benoît Romain vit
en chansons. Animateur chanteur au Piano Zinc (Paris)
de 1996 à 1998, il continue parallèlement d’endosser les
rôles les plus divers et extravagants, toujours dans des
spectacles de cabaret, des revues ou des comédies musicales
déjantées ou non : Du rififi dans la soute et
Du rififi aux ambassades toutes deux créées au China
Club avec Charlène Duval, Ça monte et ça descend
à La Comédia, 30 ans sans bananes un hommage
à Joséphine Baker présenté au Théâtre Dejazet en
2005...
Pour la « La Boîte à Frissons », il était l’interprète
du récital Comme ils chantent en 2001, florilège
de chansons gay qui fut le point de départ de Chantons
dans le placard.
L’auteur
Michel Heim
Au début des années 70, alors qu’il prépare un mémoire
qui lui vaudra le titre de Lauréat de l’Ordre des Experts
Comptables, Michel Heim écrit sa première pièce en alexandrins
« Néron la Romaine ». A la même époque, il crée,
avec une demi-douzaine d’amis, le G.L.H. (Groupe de Libération
Homosexuelle).
Après deux ans de militantisme pur et dur, Michel Heim
disparaît du mouvement gay pour y revenir discrètement
au début des années 80, via la chorale Chœur Accord,
une association de gays chantants et dansants qui,
en 1985, deviendra la Compagnie Les Caramels fous.
Il en prend bientôt la direction et dès lors, il écrira
les livrets et les lyrics de tous les spectacles des
Caramels fous, (une dizaine à ce jour). Ces spectacles
humoristiques et pleins d'esprit, faits de détournements
des paroles de chansons et d’airs célèbres, sont la marque
de fabrique de Michel Heim dont les textes participent pour
beaucoup au succès des Caramels fous.
Parallèlement, au milieu des années 90, Michel Heim ressort
de ses cartons sa pièce « Néron la Romaine », qu’il
monte avec quatre autres comédiens issus des Caramels
fous. A la fin des années 90, pour ces comédiens et
lui-même, qui ont pris pour nom de troupe Les Amis de
Monsieur, Michel Heim écrit une nouvelle pièce en alexandrins : « La Nuit des Reines » dont on a fêté la 300ème
représentation en juillet 2005, au théâtre de la Huchette.
Avec « Chantons dans le placard » Michel Heim
s’essaie avec bonheur, à un exercice inédit pour lui : écrire
une comédie à la fois théâtrale et musicale à partir de
chansons dont il n’est pas question de détourner les paroles
originales, puisque le texte de ces chansons et leur contexte,
sont en fait le vrai sujet de la comédie.
La salle Le Tango, située à l’extrême nord du
Marais, dans le quartier des Arts et Métiers, est un des
plus anciens dancings de la capitale. Son décor actuel date
des années cinquante et a gardé un charme désuet.
Depuis 1997, Hervé Latapie y a installé chaque
fin de semaine Le Bal de La Boîte à Frissons, qui
réunit un public savamment mélangé et propose une ambiance
hors mode dans laquelle la chanon francophone occupe une
place de choix. Des soirées spéciales se succèdent au gré
des humeurs de « La Taulière » (une certaine Madame Hervé)
et de l’actualité. De nombreuses attractions, spectacles
d’amateurs ou de professionnels y sont présentées.
La Boîte à Frissons y a aussi présenté au Tango des concerts,
spectacles musicaux et des pièces de théâtre (La Duchesse
de Langeais de Michel Tremblay en 2002, Un cœur sauvage
de Christophe Botti en 2005). Pour l’occasion la salle est
transformée en cabaret.
Liste des chansons évoquées
dans le spectacle
(par ordre d’apparition dans le spectacle)
| Titre et année de
création |
Auteur, compositeur |
Interprète |
| Comme ils disent (1972) |
Charles Aznavour |
Charles Aznavour |
| Nous les tantes (1979) |
Alain Marcel |
Chanson du spectacle « Les pédalos » |
| Je pars à Marrakech (1979) |
Alain Marcel |
Chanson du spectacle « Les pédalos » |
| La grande Zoa (1965) |
Frédéric Botton |
Régine |
| Un garçon pas comme les autres
(1979) |
Luc Plamandon, Michel Berger |
Chanson du spectacle Starmania |
| Les pingouins (1970) |
Frédéric Botton |
Juliette Greco |
| Entre elle et moi (1991) |
Luc Plamandon, Catherine Lara |
Véronique Samson et Catherine Lara |
| Une femme avec une femme (1990) |
Pierre Grosz, José Maria Cano |
Mécano |
| Ouvre (1933) |
Edmond Haraucourt, Laurent Rualten |
Suzy Solidor |
| La chanson de Ziggy (1979) |
Luc Plamandon, Michel Berger |
Starmania |
| Le condamné à mort |
Jean Genêt mis en musique par Hélène
Martin |
|
| La plus belle fois qu’on m’a dit je
t’aime (1980) |
Francis Lalanne |
Francis Lalanne |
| P’tit pédé (2005) |
Renaud |
Renaud |
| Le rire du sergent (1970) |
Michel Sardou et Yves Desca, Jacques
Revaux |
Michel Sardou |
| La Mauvaise réputation (1972) |
Adaptation par le Fhar |
|
Je suis comme je suis
(We are what we are) |
Adaptation de Michel Heim, Jerry Herman. |
|
| Qui est qui (1981) |
Luc Plamandon, Barbara |
Barbara |
| Viril (1980) |
Pierre Philippe, Michel Xywie |
Jean Guidoni |
| Midi Minuit (1980) |
Pierre Philippe, Michel Xywie |
Jean Guidoni |
| Le petit accessoire |
Michel Heim sur une musique de Mort
Shuman |
Les Caramels fous |
| Xavier (1981) |
Anne Sylvestre |
Anne Sylvestre |
| Le monsieur et le jeune homme
(1963) |
Guy Béart |
Guy Béart |
| L’abbé à l’harmonium |
Charles Trénet |
Charles Trénet |
| Il en est (1966) |
Michel Rivegauche, Blaness |
Fernandel |
| Ils en sont tous (1955) |
Robert Rocca, Gaston Claret |
Robert Rocca |
| Le trou de mon quai (1906) |
Paul Briollet, Jules combes, Désiré
Berniaux |
Dranem |
| Titi, toto et patata (1923) |
Gaston Ouvrad |
Gaston Ouvrard |
| La tapette en bois (1933) |
Charlys |
Jacki |
| Le tsoin tsoin (1936) |
Géo Korger, Vincent Scotto |
O’Dett |
| Chanson de l’ami (2003) |
Nicolas Bages |
Nicolas Bacchus |
| Pas si folles (Love is all) |
Michel Heim, Eddie Harding |
Les voix contre le Sida (2005) |
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