jeudi 30 avril 2009
Par Madame Hervé
Dimanche 3 mai un thé dansant évènement et multicolore !
Nous avons choisi ce week end du 1er mai pour avoir une pensée envers tous les homos, lesbiennes, trans, qui un jour, font le choix de s'exiler. Parfois ils quittent un pays qui les harcèle, voire les persécute. D'autres fois, ils saisissent simplement une opportunité de s'éloigner d'une famille incompréhensive, ou se sentent attirés vers l'anonymat d'une grande ville étrangère. Souvent c'est aussi pour eux l'occasion de tenter d'améliorer leur situation matérielle. Mais au bout de leur voyage, s'ils peuvent effectivement accéder à une vie gay plus libre, ils se cognent le plus souvent contre la xénophobie ambiante et les politiques migratoires répressives.
Dans le monde gay, ces jeunes, arabes, asiatiques, blacks ou latinos, alimentent les fantasmes. Dans les soirées, bien évidemement, ils ne vont pas se vanter des multiples problèmes qu'ils rencontrent : obtenir un asile ou des papiers, trouver un boulot et un logement, envoyer de l'argent à la famille, se soigner sans couverture sociale et se confronter à tous les préjugés qu'ils sucitent.
Dimanche au TANGO, nous donnons rendez-vous à tous et toutes, pour un thé dansant multicolore. Une occasion-symbole de mélanger toutes les ethnies, pour apporter un soutien à l'association ARDHIS qui tout au long de l'année, accueille et aide les étrangers homos et trans.

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mardi 28 avril 2009
Par Madame Hervé
Le vrai vécu de Madame Hervé
Mobilisé par le show Mado depuis une dizaine de jours, je n’ai pas trouvé le temps de venir vous raconter mes journées.
La garce de Mado m’accapare, y’en a que pour elle. Elle clame partout que je la consigne dans un placard à balais et que je lui fais bouffer du Picard Surgelés, alors que je lui mitonne des petits plats et que je la bichonne comme une reine. Elle m’a volé mon lit, envahit ma salle de bain avec ses valises de produits de beauté (font-ils vraiment illusion ?), m’empêche de regarder « Plus Belle la vie » pour visionner à la place des films pornos vulgaires, et fait brailler tous les matins au petit déjeuner ses chanteuses criardes québécoises. Chaque soir après le show elle ramène deux ou trois mecs ramassés au dépôt. Mes seuls moments de répits sont lorsqu’elle va finir la nuit dans sa loge au Sun City.
Le calvaire est bientôt fini, elle repart jeudi… Promis je reviendrai vous écrire mes mots doux.

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mardi 21 avril 2009
Par Madame Hervé
Un clin d'oeil envoyé de mon ami Gérard de San Francisco.
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lundi 20 avril 2009
Par Madame Hervé
A l'occasion de la venue de Mado à Paris...
TÊTU: Qui est exactement MADO? une drag queen, un clown, une garce, les trois?
Hervé : Outre Atlantique on parle d’une Drag-Queen, ce qui ne signifie pas la même chose qu’à Paris. Mado est un personnage qui parle, chante, déblatère, bitche le public. Elle donne son avis sur tout. C’est avant tout une bête de scène.
Pourquoi l'avoir invitée à se produire à Paris ?
Je suis tombé raide dingue la première fois que je l’ai vue à une soirée à Montréal. Je me suis dit : mince, on n’a pas un tel phénomène à Paris. De plus son personnage défend plein de trucs auxquels je tiens, à commencer par la francophonie.
Quelle est la teneur de son spectacle ?
Ce spectacle est une énorme déclaration d’amour entre le Québec et la France, mais pas un amour romantique, plutôt un amour vache ! Mado règle ses comptes avec les maudits Français, et elle s’amuse à comparer nos manies culturelles et les leurs. Elle le fait, entre autre, en interprétant une sélection croustillante de chansons québécoises.
En France il y a peu de personnage à la MADO. Pourquoi selon vous ?
Si je réponds à la manière de Mado, en étant garce, je dirais qu’à Paris les créatures ont un peu trop tendance à se prendre pour des stars et à oublier le travail artistique.
Madame Hervé serait elle la MADO française ?
Hélas non, personnellement je suis juste une Taulière, je ne suis pas à l’aise sur scène, mais dans ma salle près de mes clients… et en semaine derrière mon bureau pour imaginer, concevoir, organiser. Mon ambition, notamment avec la Folle Académie, est de susciter des vocations et de pouvoir les accueillir sur la scène du Tango.
Votre établissement ne désemplit pas et la file d'attente est parfois interminable. Comment expliquez vous ce succès ?
Le nom de mes soirées parle tout seul : le bal gay et lesbien ! Un bal c’est sympa, populaire, festif. En prime, on mélange les genres (les publics et les musiques), tout le monde s’y retrouve sans prise de tête. Enfin, on se renouvelle avec un vrai programme de soirées spéciales, originales, avec des shows.
Quel regard portez vous aujourd'hui sur le milieu gay ?
Les lieux de drague (pour ne pas dire « de cul ») sont devenus sinistres. Du coup, tout le monde préfère rester chez soi devant Internet. Cela ne peut pas continuer indéfiniment. J’ai l’impression que cela va bouger. Les jeunes ont à nouveau envie de s’amuser et se travelotter, c’est bon signe !
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jeudi 16 avril 2009
Par Madame Hervé
Un dessin de mon papy Claude...

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vendredi 10 avril 2009
Par Madame Hervé
La complainte du progrès de La Taulière face à la communication moderne : public chéri êtes vous bien là ?
Fin mars, via le courriel d’information de La Boîte à Frissons, j’ai envoyé un petit mot teinté d’inquiétude. Je me demandais si tout le temps passé à communiquer via le Net servait à quelque chose. Car mine de rien, entre le site, le blog, Facebook, Rezog, Gay Roméo, cela demande de l’énergie ! Certes cela sert à faire de la publicité, mais l’objectif est aussi de susciter des réactions, bonnes ou mauvaises, et d’entretenir entre nous la convivialité.
J’ai donc reçu pas mal de courriels, plutôt gentils dans l’ensemble, mais pas toujours ! En voici un échantillon.
D’Antoine
Madame Hervé j'aime beaucoup votre établissement, mais je vous trouve un peu râleuse et insatisfaite (Parisienne quoi !), voyez les côtés positifs, faites un stage en province, trouvez un nouveau challenge ou un nouveau mari, mais décrochez vous les puces !
Avec mes salutations cordiales.
De Bernard
Mais si, mais si ! On vous lit encore Madame Hervé! Et un mail c'est tout de même plus personnel qu'un site Internet avec un programme en ligne... Au demeurant, très beau site, dommage que l’on n'ait pas plus de photos. J'aime bien aussi les raccourcis vers les sites des amis, qui nous font découvrir d'autres personnages et nous donnent envie d'aller les écouter. Continuez !
De Jean Luc
Avec des copains, nous avons décidé de faire l'ouverture du Tango vendredi soir dès 22h30, il y avait beaucoup de monde... tant mieux pour vous !
Je voudrais redire ce que j'ai constaté depuis plusieurs mois : Je trouve que le Tango perd de plus en plus vite son âme de petite enclave gay sympa, et devient une boîte comme il y en a tant sur Paris, où les hétéros viennent hurler, boire sur la piste et se moquer des mecs qui dansent entre eux (morceaux vécus vendredi dernier).
Dommage ... vraiment dommage !
D'Eric
Si si on est au bout du tuyau ! Et un grand merci pour tout ce que vous faites dans ce lieu magique, où j'emmène tous mes amis étrangers quand ils viennent à paris (ils adorent, of course). biz.
De Philippe
Salut Hervé,
Pour répondre à ton scepticisme, tes messages hebdomadaires font partie des quelques uns, parmi de nombreux que je reçois, que je lis systématiquement ! Bon, cela ne nous fait pas venir plus souvent au Tango que ça, mon cher et tendre n'aimant pas trop se décaler les horaires (tu as dit vieillir c'est ça ? ou s'embourgeoiser ?
) et je ne veux pas le laisser dormir seul, mais bon on essaie les thés dansants quand on sait qu'on y verra des amis.
Grosses bises et à une prochaine.
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mercredi 8 avril 2009
Par Madame Hervé
La chanson d'Alizée revue et corrigée par Mado au Tango en 2004
Quatre ans après, j'ai retrouvé un enregistrement vidéo du spectacle de Mado effectué en 2004. En l'absence de Martin, mon fils caché, parti à son congrès de soeurs à San Francisco, je suis parvenu à extraire quelques morceaux savoureux et à les placer sur you tube. Régalez-vous, et que cela vous donne envie de venir voir son prochain spectacle !
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lundi 6 avril 2009
Par Madame Hervé
Le Gai Moulin, un classique du Marais
Certains s’imaginent que je ne suis qu’une langue de vipère, une de ces folles méchantes, incapable d’apprécier quoique ce soit, juste bonne à critiquer, histoire de ruminer ma frustration sexuelle.
Ils ont tort. Car je sais aussi apprécier les endroits sympas, pas prétentieux, efficaces, où existe une vraie convivialité.
Ainsi un dimanche soir, je suis allé dîner au Gai Moulin. Parfaitement, une cantine ! Mes fréquentations snobs m’avaient prévenues « le Gai Moulin c’est dégueulasse mais pas trop cher ». Aussi je ne me faisais aucune illusion en entrant là dedans. J’avais juste envie d’une ambiance cantine, comme du temps du Rocher de Cancale, de chez Solange rue de la Grange aux belles (la cantine gay la plus incroyable que j'ai jamais connue) ou au Tapis Franc de la belle époque.
Quelles sont les qualités d’une bonne cantine : un prix raisonnable, voire bon marché, un menu qui offre assez de choix pour pouvoir aller y manger souvent sans se lasser, un accueil sympa et personnalisé, enfin une clientèle d’habitués pas coincés. Et bien c’est ce que j’ai retrouvé au Gai Moulin. C’était dimanche et le patron n’était pas là , mais son personnel est charmant, mignon, souriant et aimable (incroyable mais c’est pas la norme du Marais !). Le menu est varié, la bouffe correcte pour le prix (22 euros le menu complet). Et pour l’ambiance c’est rigolo. Un bon tiers de la clientèle ce soir là était composée de touristes (américains et brésiliens autour de moi), le reste était en majorité des quadra pédés décontractés. Mais cela cause d’une table à l’autre, et le personnel a l’air d’être content de travailler, avec le petit mot gentil, même lorsqu’ils se mélangent les méninges en servant un sauté de porc à la place d’un bœuf (vous me direz, c’est toujours de la viande après tout !).
Franchement ce genre d’adresse me réconcilie avec l’idée même du restaurant pédé (oui cet établissement où l’on paye cher pour de la bouffe prétentieuse, servie par des serveurs fiers désagréables). Seule fausse note au tableau au Gai Moulin, à un moment donné le fond musical est devenu techno répétitif totalement inapproprié à cette ambiance conviviale où les gens sont ravis d’être dans le Paris qu’ils aiment. Je me suis du reste demandé si le personnel (jeune !) ne profitait pas de l’absence du patron en ce dimanche soir, pour passer cette bouillie sonore qui m’empêchait de suivre la conversation en anglais de mes voisins de table…
PS : Le Rocher de Cancale (jusqu’au milieu des années 80) et Chez Solange (fin des années 90) étaient des restaurants « squattés » par les gays, chacun était tenu par une femme de caractère. Les gays avaient colonisés ces établissements parce qu’ils n’étaient pas chers et bien situés, assez vastes, on pouvait s’y rendre sans réserver, et en grand nombre. C’était toujours comble, avec quasiment une clientèle presque uniquement masculine. Cette spécialisation n’avait pas été un choix délibéré des tenancières mais s’était imposée de fait au fil du temps, par le biais du bouche à oreille, du reste, ces restaurants continuaient d’avoir une clientèle classique et populaire le midi. L’ambiance y était familiale, et très animée !
Restaurant Le Gai Moulin
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