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juin 2008

lundi 30 juin 2008

Pas plus de 35000 personnes à la Gay Pride

Sur le blog du Front National...

Merci à DJ Mado de m'avoir envoyé ce lien... Il faut toujours lire la prose des ennemis pour être en mesure de riposter le jour où...

http://michelhubault.hautetfort.com/archive/2008/06/29/echec-de-la-gay-pride-pas-plus-de-35000-personnes.html

dimanche 29 juin 2008

Pourquoi la Gay Pride m'a énervé

Quand on voit le fric dépensé pour certains chars, pour dire quoi ? Rien ! Cela énerve.

Moi j'ai fait presque tout le parcours avec le petit char du Centre LGBT. Un char associatif avec les moyens du bord, comme on dit. Et quelques dizaines de mètres devant nous, il y avait un char monstre de la CFDT : semi-remorque, super sono, écran plasma, chauffeur moustachu, apparatchik permanent salarié du syndicat sur le plateau, et une foule de jeunes se trémoussant derrière. Le tout avait visiblement été mis en place par une boite de sous traitance évènementielle avec une facture de quelques milliers d'euros à la clef. Et pour moi ce char est un symbole de ce qu'il faudrait éviter à la Gay Pride. Une grosse institution militante qui vient faire sa communication à la manière d'une entreprise privée, sans rechigner sur le fric et sans aucune troupe militante. Pendant que le Centre galère modestement avec une camionnette à la sono défaillante, alors que toute l'année c'est lui qui accueille les associations LGBT, les gays et lesbiennes paumés, organise des débats, des vendredis des femmes, le café lunettes rouges, etc. Je suis utopique ? Parce que je pensais : "punaise si ces syndicalistes avaient eu l'intelligence de passer un coup de fil au Centre, salut les amis, nous a envie de dépenser du fric, alors voilà, on vous offre le char, et vous, vous l'animez, ce sera notre engagement en tant que grande centrale syndicale, on vous offre votre visibilité qui est aujourd'hui plus légitime que la notre".

Un peu plus loin, re-colère avec le char Act-Up-Aides qui avait pourtant suscité beaucoup d'attentes. Là aussi, on a mis le paquet : énorme poids lourd, sono démente, et un slogan publicitaire sur fond rose. Et même plantage ! Visibilité du Sida ? Personne sur le char ! Où étaient-ils les pédés séropos, séronegs, qui avaient envie de faire sortir le Sida du placard ? Sur le char, il n' y avait qu'un DJ et deux ou trois top modèles se tortillant avant de devenir définitivement sourds tellement la musique diffusée était insupportablement forte (entre nous, vouloir nous dire "soyez safe!", mais en attendant, on vous bousille les oreilles avec notre musique à 120-130 décibels, parce qu'on est incapable de respecter la limitation sonore règlementaire, c'est pas très clair comme message de prévention). Faut dire qu'il y avait dans un tout petit coin du char, deux banderoles,visiblement rajoutées à la dernière minute parce qu'il le fallait bien : "café lunettes rouge" d'un côté, "les jeunes séropotes" de l'autre ! Et bien moi je dis qu'Act-Up-Aides cette année étaient aussi insupportables que la CFDT. Ils ont raté une occasion de mettre en avant ceux qui mériteraient de l'être. L'avant veille j'avais passé la soirée avec les Jeunes Séropotes au bal des associations aux Bains Douches, ils se faisaient un plaisir de se retrouver autour de ce char, décidés justement pour une fois à sortir un peu du placard. Et puis que s'est-il passé ensuite ? Je n'en sais rien, mais les Jspotes que j'ai croisés dans la marche étaient isolés, et évitaient d'évoquer ce char sur lequel ils n'avaient manifestement pas leur place.

Voilà ce qui m'a énervé à cette Gay Pride. Que les commerçants aient des gros chars et dépensent de l'argent pour se faire de la pub, c'est légitime et cela ne me dérange pas. Mais que des associations militantes subventionnées sombrent dans le narcissisme au point de ne pas être capables de voir ce qui se passe autour d'elles, oui, c'est franchement décevant.

jeudi 26 juin 2008

Sida et Gay Pride

Prévenir en rendant visible la séropositivité

C'est l'affolement général depuis que l'on se rend compte que la prévention du Sida cafouille. Pour ma génération qui a connu les débuts de la maladie, la grande différence qui explique peut être le relâchement de l'usage du préservatif, c'est tout bonnement l'invisibilité de la maladie.

Au milieu et à la fin des années 80, on croisait des copains défigurés, maigres, crevés. On allait les visiter à l'hôpital et on rayait des noms sur nos carnets d'adresses après être passés par le Père Lachaise. On lisait dans les journaux, ou on voyait à la télé, des personnes célèbres faire leur coming out de malade. On assistait régulièrement à des émissions spéciales à la télévision et le Sida occupait souvent la Une des grands hebdomadaires. Tout le monde pédé avait fini par se mobiliser, la presse, les établissements, les associations, les individus.

Aujourd'hui, où voyons-nous le Sida chez les pédés ? Nulle part ! Même si les brochures de prévention estampillées SNEG trainent encore dans les établissements, même si tous nos sexe-clubs offrent sans rechigner des capotes et du gel, même si nous sommes tous parfaitement informés sur la réalité de la maladie et la manière de s'en protéger.

Aujourd'hui existent pourtant des dizaines de milliers de séropositifs homosexuels, des jeunes et des plus vieux, qui doivent se coltiner angoisses, traitements lourds et pénibles, mauvaise conscience d'avoir raté sa prévention, discriminations directes ou sournoises, etc. Tant que ces séropos seront invisibles, il y a de grandes chances pour que la prévention continue de patiner.

Alors oui, la priorité de notre mobilisation contre le Sida, c'est d'aider les séropos à ouvrir leur gueule, à sortir de leur placard, à rendre à nouveau la maladie visible pour mieux la combattre. Pour cela il faut aussi que les séronegs se sentent concernés et se bougent, qu’ils n’attendent pas tout des séropos, et prennent part à la nouvelle mobilisation.

Je salue donc la présence à la Gay Pride d'un char commun entre Aides, Act-Up et les Jspotes qui appelle les gays à sortir le Sida du placard !

mercredi 25 juin 2008

Fier d'en être !

Quand des petits jeunes rappellent à Mme Hervé le sens et l'importance de la Gay Pride

Depuis quelques années, j'avais tendance à me désintéresser de la Gay Pride (je sais il faut dire La Marche, mais pour une fois je préfère l'expression anglo-saxonne). En fait, c'est la seule manifestation revendicative de l'année dont les chiffres de fréquentation donnés par les organisateurs ne sont même pas contestés par la préfecture : c'est dire qu'il me semblait qu'il n'y avait plus vraiment d'enjeu politique en cause ce jour là. Le Maire de Paris peut se retrouver bras dessus-dessous en compagnie de Roselyne Bachelot, et les jeunes socialistes défilent presque côte à côte avec les Gays libéraux de l'UMP. Les travelos sont encore tolérés, mais remisés au second plan par rapport aux parents gays et lesbiens qui revendiquent mariage et adoption. Vive la famille LGBT !

Et puis il y a quelques mois, j'écoute une émission de Pédérama, sur radio libertaire. Ma copine Kassandre, animatrice intérimaire, interrogeait deux petiots agés de 18 ans, lycéens en classe de terminale. Bigre, cela ne me rajeunit pas, j'étais déjà professeur qu'ils n'étaient pas nés. Je me régale de les écouter ces deux là, finots, espiègles, provocateurs, à la limite de la marge et incroyablement déjà pédés ! Ils racontent leurs années lycées, leurs virées dans le Marais, leur sexualité déjà assumée, les difficultés qu'ils ont pu rencontrer dans ce parcours pas si tranquille que cela. Et tous deux n'hésitent pas à dire que la première image pédé importante qui leur reste en mémoire de leur période pré-adolescente est la Gay Pride vue à la télé ! C'est là qu'un déclic s'est passé, qu'ils ont acquis la certitude réconfortante qu'ils n'étaient pas les seuls sur terre, et qu'un début de prise de conscience de leur identité s'est formé, à l'insu de tout leur entourage pourtant hostile aux homosexuels.

Du coup, je me suis dit que j'avais tort de prendre de haut cette marche, que certes elle avait évolué et elle continuera d'évoluer, mais c'est toujours une occasion de sortir du placard et de s'adresser à toute la société pour leur dire : je suis fier d'en être !

vendredi 20 juin 2008

Des toilettes pour travestis dans un lycée de la campagne thaïlandaise

Puisque La Taulière vous le dit : la Thaïlande est un pays formidable !

Par Ambika Ahuja - AP - BANGKOK - Un lycée de la Thaïlande rurale vient d'inaugurer des toilettes pour travestis, réservés aux jeunes garçons qui viennent en cours habillés en filles.

L'établissement Kampang (province de Sisaket, dans le nord-est de la Thaïlande) avait en effet réalisé une étude au dernier trimestre montrant que plus de 200 des 2.600 élèves se considéraient comme "transgenre", explique son directeur, Sitisak Sumontha.

Au retour des vacances en mai, l'établissement a donc dévoilé de nouvelles toilettes unisexes, portant comme symbole une silhouette coupée en deux, pour moitié un homme dessiné en bleu, pour l'autre une femme en rouge. Il est indiqué en-dessous "toilettes pour travestis".

Une nouveauté saluée par trois étudiants, venus se repoudrer le nez et s'épiler les sourcils au passage. "Ca me fait tellement plaisir", confie Vichai Sangsakul, qui porte une petite coupe courte ébouriffée agrémentée d'une barrette rose. "Cela fait mauvais genre d'aller dans les toilettes des filles. Que penseraient les gens?", a-t-il expliqué sur la nouvelle chaîne thaïlandaise PBS.

Si les régions rurales de Thaïlande restent très conservatrices sur bien des points, l'initiative du lycée Kampang reflète un autre aspect de la société thaï: sa tolérance vis-à-vis de la très visible communauté transgenre, qui regroupe travestis, transexuels ou hermaphrodites.

"Ces étudiants pourront aller aux toilettes tranquillement sans avoir peur qu'on les regarde, qu'on se moque d'eux ou qu'on les pelote", souligne le directeur de l'établissement. Les "katoey", nom thaïlandais des transgenres, qui choisissaient les toilettes pour filles mettaient mal à l'aise certaines élèves et ceux qui allaient chez les garçons se faisaient souvent harceler ou agresser, explique-t-il.

Les élèves "n'ont pas de problèmes avec les travestis mais aller dans les mêmes endroits privés, comme des toilettes, les rend mal à l'aise", dit-il. "Même si les jeunes travestis se comportent de façon encore plus féminine que les jeunes filles, leur anatomie reste celle d'un garçon".

Pour lui, ce concept des toilettes pour travestis répond à un besoin croissant dans les établissements scolaires et universités thaïlandaises.

Kampang n'est pas le premier établissement à installer de telles toilettes, même si son directeur pense qu'il s'agit d'une première dans le secondaire. En 2003, un institut technique de 1.500 étudiants de la province de Chiang Mai avait installé des petits coins du "Lotus rose" pour ses 15 élèves travestis.

Et le ministère de l'Education a récemment annoncé un recensement du nombre d'étudiants transgenres dans les universités du pays afin d'envisager des toilettes ou des dortoirs séparés.

Les "katoey" apparaissent régulièrement à la télévision dans les séries, et dans tout Bangkok, travaillent dans les grands magasins au rayon produits de beauté, dans les restaurants à la mode, dans des bureaux, mais aussi dans le milieu de la prostitution. La Thaïlande organise également des concours de beauté transgenre.
AP

jeudi 19 juin 2008

Images d'un bal pop lyonnais

Mme Hervé et Melle Gisèle à la lumière du jour pour la première fois

J'avoue j'appréhendais cette première sortie en province, qui plus est, en plein air, à la lumière du jour. Mais cela ne s'est pas si mal passé.

J'ai même trouvé un mignon très vite adopté, il m'a promis de passer à la rentrée pour donner un cours de tecktonic, en échange de quoi je lui apprendrai le Tango !

vendredi 13 juin 2008

La Taulière à Lyon !

Comment Madame Hervé part conquérir des célibataires en province

BAL POP !
Le dimanche 15 juin de 17h00 à minuit
Au LAX BAR - 2, rue Coysevox LYON 1



L'occasion d'investir l'open space de la rue Coysevox aux couleurs du Rainbow flag, au son du tango, de la valse et du disco et de butiner avec les papillons de CHRYSALIDE, de rouler des muscles avec les sportiVEs de CARGO, de s'initier au safer sex débridé avec AIDES et ECS, de ramener sa sœur à une fête transpédégouine et de danser sans complexe avec sa mère avec CONTACT, de causer politique avec la Ligue des Droits de l'Homme, d'aborder la question de la représentativité des pédés dans l'entreprise avec l'Autre Cercle, d'affuter ses connaissances en matière de produits psychoactifs avec Keep Smiling, de faire des propositions indécentes aux jeunes de MOOVE !, de déguster le délicieux buffet réalisé par les doigts de fée des membres du FGL, de danser comme une bête sur les meilleures galettes indiepoprockelectroqueer des crazy DJettes de MIDDLEGENDER et de contempler avec fierté la diversité de notre petite communauté avec la LGP.



BAL POP! c'est aussi une programmation exclusive !!!
De 17h00 à 20h00 MADAME HERVE, la célèbre taulière du Tango (Paris), et son acolyte Mademoiselle Gisèle, vous proposeront le désormais culte BAL DES DEBUTANTES en plein air et leurs folles animations : Initiation aux danses à deux (valse, tango, paso...) avec la ronde des débuTANTES, jeu de l'harmonie conjugale, marche des célibataires, ou encore le Madison Touze...

De 20h00 à minuit Dj sets Middlegender



Et all night long les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence nous feront l'honneur de leur divine présence !!!



ENJOY!!!!

mercredi 4 juin 2008

Si on vous demande votre avis, allez-vous le donner ?

C'est maintenant que la rentrée du Tango se conçoit, c'est donc maintenant qu'il faut nous ouvrir votre coeur !

Bon, figurez-vous que La Taulière se sent dopée par cette fermeture, qu'elle vit comme un challenge. LA question est : comment tirer le maximum de cette trève pour réussir la rentrée. Et les gens que je croise sont surpris : ben t'es pas en vacances, qu'est ce que tu fais ? Aujourd'hui, réveillé par un rêve incroyable, je me suis retrouvé à mon bureau à 5 heures du matin. Et en imaginant les innovations de la rentrée (ben oui y'en aura un peu) et en réfléchissant à tout ce qui m'énervait ces derniers temps, je me suis dit que ce serait quand même bien que vous réagissiez un peu. Bon les compliments y'en a toujours, mais les critiques ont du bon aussi. Et vos envies, quelles sont-elles ?

On vous donne ici la parole, faut juste cliquer sur "commentaires" et écrire quelques lignes. Qu'est ce qui vous ferait envie ? Qu'est ce que vous pouvez nous suggérer ?
Et faites le si possible avant mardi prochain, jour de notre réunion cogitation d'équipe. Bisous.

Le cadeau visuel du jour, une photo d'ambiance par Dan Nicoletta.