samedi 29 mars 2008
Par Madame Hervé
Sommes-nous plus sélectifs qu'à New York et Miami ?
Je reçois ce jour une lettre dont voici un résumé, ma réponse suit...
Cela fait des années que j'entends parler du Tango de façon très positive sans jamais y être allée. Du coup, hier soir, ni une, ni deux, je m'y rends avec un groupe d'amis !
Nous sommes nombreux dans le groupe (huit) et l'un de nous a un peu abusé de l'apéritif. On nous refuse donc l'entrée et on conseille à notre ami d'aller faire un tour. Ce que nous faisons.
Deux heures plus tard, nous nous représentons dans la queue, tous très clairs. (...) Le portier apercevant un peu plus loin dans la queue notre ami nous refuse : "je n'aime pas être pris pour un imbécile ; donc votre ami ne passera pas et vous non plus. D'ailleurs, vous m'aviez dit qu'il était allé se coucher".
Nous rétorquons alors que nous n'avions jamais dit cela et que nous voulions rentrer, notre ami étant ou pas admis. Et le vigile de nous faire la morale parce que soi-disant notre sens de l'amitié n'était pas assez prononcé à son goût !
J'arrêterai là mon récit mais je dois vous dire que j'ai été très choquée par la façon dont mes amis et moi-même avons été traités hier soir. C'est la première fois de ma vie que je suis traitée de la sorte, que ce soit à Paris, New York ou Miami. (...)
Et voici donc ma réponse à Marion !
Chère Madame,
J'ignore quelles sont les pratiques à l'entrée des boîtes de nuit de New York ou de Miami, mais je peux vous expliquer comment nous fonctionnons à l'entrée du Tango...
Notre règle est toujours la même : par souci de prévention, nous refusons les personnes qui nous semblent fatiguées, notamment lorsqu'elles ont pas mal bu avant d'arriver ! Nous préférons refuser des clients, que d'être ensuite obligés d'intervenir à l'intérieur pour les discipliner.
La qualité de l'ambiance de notre discothèque, nous impose une vigilance accrue à l'entrée. Les clients qui apprécient notre lieu le comprennent très bien en général.
Cordialement.
Hervé
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mercredi 26 mars 2008
Par Madame Hervé
Au bal de la Marine dimanche dernier
Amusant. Quelques jours après notre bal de la Marine, j'ai reçu un coup de fil... du musée de la Marine. Ils préparent une exposition sur l'imagerie du marin dans la mode, et en tombant sur un de nos flyers dessiné par Narcisse Davim, ils me demandaient de leur adresser des documents. Ainsi l'affiche de nos 10 ans de Boîte à Frissons entrera peut être au musée !



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lundi 24 mars 2008
Par Madame Hervé
Madame Hervé observe aussi ce qui se passe dans le quartier du Tango
Une voiture blanche est garée rue de Réaumur, trois hommes à bord discutent, l'air de rien, tout en surveillant les passants sur le trottoir. Tout à coup, ils sortent de leur voiture et entourent un monsieur Arabe qui marche lentement, seul. Les hommes ont un brassard autour du bras, ils sortent leur carte de police et attendent la présentation des papiers. Le monsieur ne dit rien, son visage marque des signes de panique, mais il semble résigné. Il regarde autour de lui, il n'y a pas grand monde, quelques passants pressés tournent la tête, mais sans paraitre s'étonner. Les flics lui passent les menottes et l'entrainent vers la voiture. Tout le monde embarque... L'interpellation n'a duré que quelques minutes, ni vue, ni connue : il ne s'agit pas d'un délinquant, mais d'un simple travailleur algérien sans papier. Il venait de prendre un verre dans un des nombreux bars tenus par les Kabyles dans le quartier. Il habite Paris depuis presque 10 ans, a toujours travaillé et n'a jamais posé aucune problème, au contraire, tout le monde apprécie son caractère agréable et sa gentillesse.
Monsieur et Madame Li sortent d'une des épiceries chinoises de la rue Au maire, en ce milieu d'après midi, ils ont fait leurs courses comme souvent. Ils se dirigent vers le métro Arts et Métiers pour rentrer chez eux dans le 2ème. Ils ont dans les 40 ans et sont habillés très humblement. Ils n'ont pas fait attention à ce petit groupe de trois personnes (une femme, deux hommes) qui semblent discuter au coin de la rue, près de l'entrée de la station de métro.
- Vous avez vos papiers ?
C'est la femme qui a posé la question, sèchement, sans ménagement.
Bien sûr qu'ils n'ont pas de papiers, malgré l’énorme dossier présenté à la préfecture, leur titre de séjour leur a été refusé. Les fiches de paye, les huit années passées à travailler dans les ateliers de confection du Sentier, les feuilles d'impôts, le fils scolarisé au lycée, tout cela n'a pas suffit. Le cauchemar continue.
Une camionnette de police qui était stationnée plus haut à l'abri des regards vient se garer, et le couple est embarqué pour être conduit en garde à vue au commissariat. Les badauds n'ont pas eu le temps de se rendre compte. La policière, qui semble être la plus gradée du groupe, regarde autour du camion, elle a l'air inquiète. Est-t-elle consciente du caractère assez détestable de son travail ? Ou au contraire se félicite-t-elle de la réussite d'un enlèvement rondement mené ?
Un mardi après midi, à l'heure de la sortie des élèves, il y a quelques parents qui attendent devant l'école de la rue des Vertus. Tout à coup, au coin de la rue Au Maire, on voit surgir un petit groupe de personnes très nerveuses, qui semblent poursuivre un homme chinois. Quelques instants après surgissent au bout de la rue deux policiers en tenue montés sur des bicyclettes. Les parents présents comprennent ce qui se passe : "ils arrêtent encore des sans papier, et devant l'école, quelle honte !". Mais les policiers en civil ont vite fait de pousser l'homme vers l'autre bout de la rue où attend un fourgon. On apprend alors que tout l'après midi des contrôles de chinois avaient eu lieu dans la rue. Le monsieur arrêté habite le quartier, son fils aîné est scolarisé rue des Vertus, et son jeune garçon né en France vient d'entrer à l'école maternelle de la rue Chapon. Il travaille et a déposé une demande de régularisation : refusée !
Pour réagir face à ces pratiques, un comité de vigilance s'est constitué et entreprend des actions.
www.comitedevigilance.com
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vendredi 21 mars 2008
Par Madame Hervé
Comment gérer les envies des fumeurs ?
Bientôt trois mois sans tabac. La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu, au contraire ! Le public est toujours aussi nombreux, la terre continue de tourner (enfin, je veux dire, le commerce !) et au bout du compte tout le monde il est content.
Pourtant, je peux vous l’avouer : certains fumeurs (ou fumeuses) sont vraiment insupportables ! Et ils sont prêts à tout pour pouvoir sortir. Voici donc aujourd’hui dans la série : les fumeurs insupportables…
Le récidiviste trop accro : il veut sortir toutes les 20 minutes pour fumer.
Le prout prout outré : « vous n’avez pas le droit de m’interdire de sortir » (après 3 heures du mat).
Le prout prout indigné : « Comment, il faut faire la queue pour sortir fumer, mais j’hallucine… Allez on se casse de cette boîte naze ! ».
Le fumeur sympa (y’en a !) : « On ne peut pas sortir, bon, ben on va aller boire !"
Le qui n’a rien compris : « non moi je ne fume pas, je sors juste avec mon copain qui va fumer… » (ben oui justement faut pas faire de bruit dehors mon chéri, alors ta copine tu la laisse sortir toute seule…)
Le petit malin : « je me sens mal, je peux aller prendre l’air ? »
Le qui nous fait pitié : il va fumer dans les toilettes.
Bref, entre 1 heure et 3 heures, vers la porte d’entrée, vous pouvez assister au spectacle : Méziane ou moi en train de tenter de maîtriser ce flux d’accros au tabac.
Sérieusement :
Merci aux fumeurs de comprendre que nous sommes obligés de limiter les sorties, de veiller à ce que le quartier reste calme, et de ramasser les mégots que vous laissez sur le trottoir.
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jeudi 20 mars 2008
Par Madame Hervé
L'armée thaïlandaise ne pourra plus qualifier de déséquilibrés mentaux les appelés transsexuels qui seront désormais classés dans une "troisième catégorie", ni homme, ni femme, a annoncé mercredi un haut gradé.
En Thaïlande, les hommes doivent se présenter aux autorités militaires à l'âge de 21 ans pour éventuellement servir sous les drapeaux mais, jusqu'ici, les transsexuels étaient rejetés en étant décrits comme souffrant d'"un trouble mental", ce qui pouvait les pénaliser en cas de recherche d'emploi ou de demande de prêt bancaire.
Le général Somkiat Suthivaiyakij, chef du département des unités de réserve au ministère thaïlandais de la Défense, a indiqué que l'armée continuerait de refuser dans ses rangs les transsexuels mais qu'elle arrêterait de les qualifier de détraqués dans des documents officiels.
L'armée thaïlandaise tente actuellement de trouver un nom pour une "troisième catégorie" qui ne serait ni homme, ni femme, et qui ne serait pas discriminatoire pour les transsexuels, a ajouté l'officier. En attendant, les documents préciseront que l'appelé dans cette situation souffre d'une maladie impossible à guérir en 30 jours.
Article paru dans 7/7 Bruxelles.
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mardi 18 mars 2008
Par Madame Hervé
Un spectacle de marionnettes de Philippe Robin-Volclair
Peut être certains parmi vous se souviennent des débuts de ce spectacle au Tango il y a... je ne sais plus, deux ans ? Il a depuis évolué, et rencontre un joli succès. Vous avez encore trois semaines pour aller le voir au Théo Théâtre où il joue le samedi à 17 heures et dimanche à 19 heures.

Délicieuse histoire du premier coming-out dans une basse cour. Le spectacle est un mix en marionnettes des films “Chiken run” et “Ma vie en rose” avec un soupçon de “La cage aux folles”... Lisez plutôt ce qu’en dit le journal Télérama : « Dans une verdure de dentelle et de napperons, un drôle de poulailler s’anime avec des coqs travelos, des vieilles poules bornées, une dinde qui abandonne une partie de sa couvée et un corbeau dénonciateur. C’est frais et tendre, ça se déroule comme un joli conte qui nous explique que oui, les canetons, même homos, sont des canards comme tout le monde. »
Au Théo théatre, 20 rue Théodore Deck, 75015 Paris.
Le samedi à 17 heures et le dimanche à 19 heures jusqu’au 6 avril.
Toutes les infos sur le site Internet de la compagnie.
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samedi 15 mars 2008
Par Madame Hervé
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vendredi 14 mars 2008
Par Madame Hervé
Quand le blog devint silencieux
Bigre, combien de jours sans venir rendre visite à ce blog ? Plus d'une semaine ! Et moi qui du coup trimballe une sacré mauvaise conscience. Ils vont m'en vouloir, tous les fans du Tango accros au blog ! Ils vont se demander "mais que se passe-t-il ?"
Pourtant je n'ai reçu aucune protestation, et je n'ai pas même perçu le moindre signe d'une attente fievreuse. Le grand silence s'est instauré sans que personne ne s'en inquiète... Charmant !
Remarquez que c'est bel et bien de ma seule responsabilité. J'avoue, ces derniers temps les aléas de la vie m'ont entrainé vers des préoccupations étrangères aux frissons du week end, quoique... Et je ne peux tout de même pas m'épancher ici !
Dans quelques jours, le retour ? Sans aucun doute !
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mercredi 5 mars 2008
Par Madame Hervé
Tous les amateurs de perruques que nous sommes apprécieront cet écho de Turquie.
Comme Madame Hervé, regardez, "tous les habits du monde", cette excellente émission sur Arte le samedi à l'heure de son brunch. Echo de l'Emission sur la Turquie du samedi 19 janvier.
Savez-vous ce que font les jeunes filles étudiantes turques voilées pour pouvoir se rendre à l'université sans enfreindre l'interdiction d'y porter le voile ? Elles portent une perruque ! Oui, ainsi elles ont sur la tête une longue chevelure qui cache leurs propres cheveux. Pour elles l'essentiel est sauf, et le compromis parfait.
Leur souci a été d'avoir choisi aux débuts des perruques un peu trop strictes, dans le genre carré brun passe partout. Elles se sont alors faites repérer et ont dû affiner leur savante stratégie : à présent elles choisissent des modèles plus affriolants, avec des mèches blondes, ou encore, elles brouillent les apparences en égayant leur coiffure avec des effets de volume réalisés à l'aide de barrettes et autres bijoux fantaisies.
Pour aller plus loin sur le sujet.
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